72% des Français sous-assurés ont perdu de l’argent en 2025, faute de couverture adaptée: un manque à gagner moyen de 470 euros par an. ( crédit photo : Getty Images )
Sommaire:
- Un risque financier bien réel
- Des incidents du quotidien aux conséquences coûteuses
- Comment réduire sa facture sans sacrifier sa protection?
Un risque financier bien réel
Est-ce que «jouer avec la chance» en matière d’assurance vaut le coup? Pas vraiment, si l’on en croit les chiffres de l’étude(1) OpinionWay réalisée pour Allianz Direct. « Les Français qui adoptent ces comportements de négligence sont beaucoup plus enclins à rencontrer des incidents ou des sinistres dans leur quotidien » souligne cette enquête réalisée en janvier dernier.
Premier constat: près d’un Français sur deux (45%) préfère s’en remettre à la chance plutôt que de s’assurer. Or, 47% de ces mêmes personnes ont subi un sinistre sur la période. Du côté des Français mal assurés, 72% déclarent avoir perdu de l’argent.
Ce manque à gagner moyen de 470 euros recouvre des situations très variées, avec des montants parfois significatifs:
- 11% ont perdu moins de 50 euros,
- 16% entre 50 et 149 euros,
- 12 % entre 150 et 499 euros.
Enfin, « pour 13% d'entre eux, les pertes atteignent 500€ ou plus, allant jusqu’à plus de 1000€ pour 8% des Français », constate l’étude.
Des incidents du quotidien aux conséquences coûteuses
Ces pertes proviennent souvent de situations du quotidien, en apparence anodines: un smartphone cassé sans assurance, une panne d’électroménager non couverte, des lunettes endommagées sans complémentaire adaptée ou encore un dégât causé à un tiers sans responsabilité civile suffisante.
En voulant éviter une dépense immédiate, certains prennent des risques ou laissent une situation se détériorer. La facture s’avère au final bien plus élevée que si une action avait été engagée plus tôt, que ce soit par une réparation rapide ou la souscription de garanties adaptées.
Mais pourquoi les Français restent-ils insuffisamment assurés? Pour 33% des sondés, ce choix s’explique avant tout par des contraintes financières à court terme. Dans le même temps, 32% estiment que ce n’est « pas le bon moment » pour revoir leur couverture. S’ajoute à cela une forme d’insouciance: près d’un Français sur quatre (22%) considère que les problèmes «n’arrivent qu’aux autres ».
Pourtant, les sinistres sont loin d’être rares. Sur les deux dernières années, un tiers des Français (33%) déclare avoir été confronté à au moins un incident ou événement dommageable.
Comment réduire sa facture sans sacrifier sa protection?
« La justification financière, souvent invoquée comme motif d’excuse à la prise de risques, se révèle paradoxalement être la source d’une perte financière encore plus importante », souligne l’étude. S’il est vrai que les tarifs des frais d’assurance n’ont cessé de croître ces dernières années (+118%(2) en 20 ans rien que pour l’assurance habitation, par exemple), optimiser ses assurances ne signifie pas forcément payer plus. Des leviers existent pour ajuster son budget et, surtout, rester serein face aux aléas.
- Faire jouer la concurrence et comparer. Le marché de l’assurance est extrêmement concurrentiel. Les comparateurs en ligne permettent d’obtenir une vision claire des tarifs actuels. La loi Hamon permet par ailleurs de résilier un contrat après un an d’engagement: une démarche devenue simple et rapide.
- Regrouper ses contrats. La stratégie du «pack» est également efficace. Il est souvent possible de bénéficier de remises commerciales en regroupant plusieurs contrats (auto, habitation, santé) au sein d’un même assureur.
- Revoir régulièrement ses garanties. Une stratégie souvent négligée. Un contrat souscrit il y a plusieurs années n’est plus forcément adapté à sa situation actuelle. Une voiture ancienne n’a peut-être plus besoin d’une couverture tous risques complète, tandis qu’un appartement sans objets de valeur peut voir son capital mobilier assuré revu à la baisse.
Toutes ces mesures peuvent permettre de réduire la facture de quelques euros, voire de plusieurs dizaines d’euros par mois. Rappelons qu’en matière d’assurance, la véritable économie ne se mesure pas uniquement au montant de la cotisation, mais bien au coût évité en cas de coup dur.
Sources:
(1) «Le pari perdant» - Luko -
Lien
(2) «L’assurance en 2025: protéger aujourd’hui pour construire demain» - FA -
Lien
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